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12/12/2011

Débat sur l'art et la société avec Oskar Freysinger

A l’invitation de Jean Robin qui dirige les éditions Tatamis et anime l’excellent site Enquête et débat, j’eus le 3 décembre 2011 une discussion philosophique passionnante sur des questions relatives à l’art, la société, l’histoire avec le dirigeant politique suisse bien connu Oskar Freysinger dont je venais de lire le petit livre débordant d’humour et d’esprit en réponse à Stéphane Hessel (Antifa aus éditions Tatamis). En me rendant au rendez-vous, je pensais rencontrer pour une conversation  amicale l’homme que j’admirais pour avoir mis en rage l’oligarchie européenne et notamment Cohn Bendit, en donnant l’occasion au peuple suisse de mettre un terme par une « votation » à la multiplication des mosquées. Je ne savais pas que l’entretien serait filmé et enregistré ni quels seraient les sujets abordés. Sur ce dernier point d’ailleurs, mes interlocuteurs n’en savaient pas plus que moi. Nous avons même eu de la peine à cadrer le débat. Comme nous étions d’accord sur presque tout nous craignions qu’il se réduise à une causerie de bonne compagnie. Il s’avéra qu’il pouvait néanmoins être fort vif. Cependant improviser sur des problèmes aussi délicats et complexes est une entreprise semée d’embûches. Il m’a donc semblé utile de clarifier mes positions dans une version rédigée des propos que j’ai tenus. Pour avoir accès à la séance filmée cliquer sur google puis sur enquête & débat.

Ma prise de parti dans les conflits qui opposent les hommes aujourd’hui s’explique par mon engagement en faveur de la civilisation et de l’art. Les deux sont étroitement liés car l’art de  chaque civilisation en définit l’essence. Ce que les archéologues nomment la « civilisation matérielle » (les objets, les outils, les techniques, éventuellement la science), est dissociable du monde qui l’a produite. L’Europe a emprunté à la Chine la boussole, le papier,  l’imprimerie, sans pour autant s’enchinoiser. Alors que si elle en avait adopté l’architecture, la peinture, la musique, elle serait devenue un appendice périphérique de l’Empire du Milieu comme l’étaient autrefois le Vietnam et la Corée. L’Europe ne l’a pas fait parce qu’elle avait sa propre civilisation qui ne le cédait à aucune autre. Aujourd’hui les civilisations sont toutes bien mal en point à cause de l’affaiblissement de leurs fondements spirituels. Leur épanouissement suppose une religion, une hiérarchie de valeurs, une tradition. Tout cela étant battu en brèche, elles ne peuvent que dépérir. La cause est à rechercher dans l’ordre économique et social qui conserve notre patrimoine mais démolit notre héritage. Cette structure qui n’impose pas une fatalité conditionne cependant une tendance, un penchant des individus à se diriger dans un certain sens. On le voit bien dans le domaine de l’écologie. Des sociétés brillantes ont disparu parce qu’elles n’ont pu se résoudre à préserver leur environnement. Cette fois-ci la catastrophe affectera le globe entier. Les décideurs le savent mais  ne veulent pas le savoir. Le souci du court terme empêche de faire ce qu’il faut pour éviter l’issue qui s’annonce et plus on tarde, plus les mesures salutaires deviennent onéreuses et moins on est disposé à payer ce prix. La super-classe mondiale (que regroupe en France « Le Siècle » et  dont les représentants à l’échelle globale se réunissent à Bilderberg) est incitée par la poursuite de ses intérêts immédiats à détruire 1°à long terme la nature dont Dieu nous a confié la garde, 2° à court terme, toutes les identités culturelles. Celles-ci sont en effet perçues par les intérêts dont je parle comme susceptibles (à travers le patriotisme) de faire obstacle à la circulation sans règles ni entraves des capitaux (délocalisables et transférables), des hommes (s’installant où ils veulent sans demander la permission), des marchandises (qui font disparaître par le dumping  les productions du pays). Ce qu’ils veulent, c’est une mode identique en tout lieu, un nomadisme et un mélange universel. Leur mot d’ordre est « des jeans et des macdo partout ». Encore une raison pour les représentants du très grand capital financier de promouvoir ce que j’appelle le non-art et eux l’art contemporain. Celui-ci présente pour ces messieurs plusieurs avantages. N’ayant aucun contenu, il dispense d’un bagage culturel pour s’y repérer, ne créant pas de formes, il n’exige pas un goût éduqué pour être apprécié. N’étant pas tributaire d’une civilisation particulière, il semble n’exclure personne. Bref, tous peuvent s’y reconnaître et s’en servir comme signe de reconnaissance (entre riches). L’universalisme du marché mondial appelle un art universel a priori (indépendamment de ses qualités). Rien n’étant plus universel que le rien, cet art prétendu reflète le néant de signification logé au cœur de notre monde. Il est la marchandise absolue qui, dépourvue de valeur d’usage (elle ne procure aucun plaisir esthétique) et réduite à sa valeur d’échange, ne vaut que par son prix. Le non-art est un des moyens dont se sert le capitalisme mondial financiarisé pour imposer son idéologie : le relativisme nihiliste. Ce relativisme se manifeste par l’absence de critères. Comme disait Beuys, tout homme est un artiste et donc tout est, ou pourrait être, de l’art. Récemment c’était des hardes que faisait tomber une grue dans le Grand Palais. Cela donnait un amoncellement de chiffons mais pourrait être n’importe quoi d’autre, par exemple un tas de charbon comme celui que propose à notre admiration le musée d’art contemporain de Bordeaux.

A ce point Freysinger évoque Duchamp. Je lui réponds que cette figure emblématique du dadaïsme était un ennemi déclaré de l’art, c’est pourquoi il a protesté contre la récupération dont il avait fait l’objet. Il écrivit à un ami : « Je leur ai lancé à la tête l’urinoir comme une provocation anartistique et voilà qu’ils en louent la beauté ».

A suivre

16/10/2010

Le plaidoyer pro domo suo de Takashi Murakami

 J'ai dit ma jubilation à la lecture de Jimenez car je n’ai pas tous les jours un sparring partner (devrai-je dire un punching ball ?) aussi commode à me mettre sous la dent. Si les défenseurs de « l’art contemporain » sont tombés à ce niveau, tous les espoirs sont permis. Un moment viendra où plus personne ne prendra au sérieux des arguments aussi débiles, même pas ceux qui se servent encore de cette langue de bois dans les médias. La forteresse du non-art n’est pas plus inexpugnable que l’enceinte de Jéricho ou le mur de Berlin.

Mais si l’article de Jiménez a été pour moi source de grandes satisfactions, que dire de la tentative pathétique de Murakami lui-même pour plaider sa propre cause ![1) Le premier use de  procédés dignes de Goebbels pour discréditer ceux qui osent penser contre la doxa contemporaine. Il les accuse d’être, ne serait-ce qu’en apparence, pour « la tradition » contre « le progrès » (sic !), puis les avertit qu’ils sont à jamais exclus des médias et notamment des pages du Monde vu qu’ils refusent de célébrer le « métissage généralisé ». Il les traite enfin de xénophobes et de racistes, stigmatisation suprême destinée à leur fermer définitivement la bouche. Ainsi, sous la plume de Jimenez, le ridicule le dispute à l’odieux. Chez le Japonais, il ne reste que le ridicule. On le voit venir de loin avec ses gros sabots. L’art contemporain, dont il se considère avec raison comme un éminent représentant, serait « difficile à décrypter pour le visiteur qui n’a pas les connaissances et repères nécessaires ». Il faut croire que les aigrefins d’Andersen ont eu des disciples à Tokyo. Murakami a bien appris à faire la leçon à quiconque se montre réticent devant ses œuvres : « Ne vous inquiétez pas cher ami. Ca se soigne. Pour le moment, vous êtes décidément trop bête et ignorant mais en fréquentant des personnes raffinées comme MM. Pinault, Arnault, Aillagon, Jimenez (surtout pas Harry Bellet), vous comprendrez qu’une attitude réceptive vis-à-vis de l’art contemporain permet de distinguer les gens intelligents des autres. Les premiers sont compétents partout. Ils sont les arbitri elegantiarum modernes et peuvent en tant que ministres couper les vivres aux intermittents du spectacle et réduire drastiquement le budget de la culture. Comme hommes d’affaires, ils sont aptes à gérer un empire financier, mais aussi à décider ce qui est de l’art et ce qui ne l’est pas. Les intellectuels enfin qui gravitent autour de ces puissants personnages obéissent au doigt et à l’œil à toute sollicitation, ce qui leur permet, le cas échéant, de diriger une revue d’esthétique tout en affirmant que le beau et le laid sont indiscernables. Surtout, gardez-vous d’exprimer publiquement votre désapprobation à l’égard de ma présence à Versailles. Je me suis laissé dire par mon ami Aillagon que cette hostilité serait le symptôme d’une maladie considérée chez vous comme pernicieuse et contagieuse : « l’idéologie nationaliste ». Si vous semblez en être infecté, vous seriez mis en quarantaine.  Les arguments d’Aillagon doivent être forts car ils ont persuadé Jimenez qui dit exactement la même chose ».

 Murakami est roublard. Il joint sa voix à une campagne de diabolisation de ceux qui trouvent mauvais que le non-art supplante l’art et, comme on le lui a soufflé, leur reproche leur nationalisme (imaginaire) mais par prétérition. «N’étant pas Français, je ne me prononcerai pas sur les mérites de cette idéologie », dit-il. Il faudrait donc pour cela être Français. Murakami le pense car il sait bien que dans son pays le nationalisme est une vertu comme on s’en aperçoit chaque fois qu’il y a une tension avec la Chine. Mensonge dans l’Hexagone, vérité à l’autre bout de la terre mondialisée.

La dernière ficelle dont se sert la rhétorique de Murakami se rattache à la première. « Mon public, dit-il, n’est pas ici et maintenant, mais dans les années qui suivront ma mort ». Il s’apercevra, j’en suis sûr, que j’ai capté « quelque chose de l’essence du XXe siècle ». On a reconnu  l’argument romantique : le grand artiste est toujours en avance sur son temps, ce qui fait de lui un incompris. Ne vous pressez pourtant pas de verser une larme sur le sort de ce « poète maudit ». MM. Pinault et Arnault et d’autres spéculateurs prennent bien soin de lui. Les Japonais, eux, le tiennent pour un clown (Harry Bellet dixit).

[1] Cf. Le Monde du 2 octobre 2010

Le Mardi 19 octobre à 20h30 je prononcerai une conférence à la Maison de la Culture de Nogent-sur-Marne sur le thème: "Avons-nous encore besoin d'art?"

03/10/2010

Marc Jimenez au secours de Murakami

Il y a quelque temps, le soudain franc-parler des journaux au sujet de Versailles, pollué, une fois de plus, par la faute d'Aillagon, m’avait plongé dans un abîme de perplexité et je m’étais perdu en conjectures. Or le bruit médiatique se prolongeant, le mystère s’épaissit. Durant soixante ans, les médias ont accordé un soutien de plus en plus exclusif au non-art y compris à son invasion du Louvre, du musée Rodin, du musée Bourdelle, etc. Qu’est-ce qui les amène à parler maintenant de ses « impasses » ? Voila que Le Monde publie deux pages consacrées au débat sous le titre, « Murakami à Versailles : audace ou sacrilège ? » J’ai envie de dire à ces messieurs : de grâce, calmez-vous. Il n’y a ni audace ni sacrilège. On peut être attaché au patrimoine sans le sacraliser. Quant à l’audace, laissez-nous rire. Depuis un siècle, le prétendu art contemporain a épuisé toutes ses marges en termes de transgression, de provocation et de choc. En quoi consisterait l’audace du clown Japonais quand il s’installe après Koons dans les mêmes lieux avec le même genre de vulgarité kitsch ?

Cependant, même si pour le moment je n’ai pas de réponse aux questions que je me pose, je ne vais pas bouder mon plaisir. C’en est un de lire la mise à nu du non-art par Marc Fumaroli et Jean Clair, mais c’est un vrai délice de savourer les apologies des avant-gardistes attardés, voire moisis, qui traînent encore alors que depuis 1975 se réclamer de l’avant-garde est complètement passé de mode. Je pense surtout à Marc Jimenez, disciple d’Adorno en voie de fossilisation. Admirez la pertinence de ses arguments et comment il soulève une pierre pour se la laisser retomber sur les pieds. Il commence son article dans Le Monde du 2 octobre en semblant croire que le débat porte sur le beau et le laid. Versailles serait-il trop beau ou trop laid pour accueillir Kaïkaï et Kiki ? Eclairons sa lanterne. Ce qu’on appelle « art contemporain » est généralement conceptuel et relève donc du non-art. En tant que tel, il n’est justiciable d’aucun jugement esthétique ni positif ni négatif (lire sur ce point ma note du 23 septembre). D’ailleurs il faut être relativiste pour considérer comme indécidable la question du beau et du laid. C'est ce que fait Jimenez et cela le  condamne logiquement au silence en matière d’art[1]. Murakami et Koons ne sont pas des anartistes. Certains trouvent jolis les produits de leurs fabriques. Je ne les contredirai pas. Il se trouve qu’il en faut infiniment plus pour procurer une émotion esthétique et que ces objets seraient plus à leur place à Disneyland. Jimenez défend mollement Murakami mais trouve que « l’éphémère sacrilège versaillais ne porte guère à conséquence ». Il prouve ainsi qu’il n’a rien compris au problème. C’est le phénomène global dont cette exposition est un élément qui tire à conséquence, à savoir la substitution du non-art et des jouets jolis mais insignifiants à la peinture et à la sculpture héritières de notre grande tradition européenne.

Or Jimenez ne s’oppose pas au non-art, qui interdit l’art en occupant sa place. La preuve en est qu’il justifie les colonnes de Buren. Il est vrai que son argument est étrange et ressemble au pavé de l’ours. Ces trognons rayés ne seraient pas pires que les bagnoles qui souillaient autrefois le même espace. Paralysé de la jugeote, l’idée ne lui traverse pas l’esprit que les voitures auraient pu être interdites.

Jimenez dénonce « les poncifs parfois franchement réactionnaires » de ceux qui ont critiqué l’exposition de Murakami. Ils s’en prendraient à lui parce qu’il est étranger. Leurs motifs seraient la « xénophobie et le racisme », à quoi s’ajouterait une bonne dose « de crispation puritaine ». Toujours très intelligent, il ne se rend pas compte que la reductio ad hitlerum est une ficelle complètement usée. On éprouve une certaine gêne à lui signaler que les poncifs progressistes et le politiquement correct ne valent pas mieux que les poncifs réactionnaires. Les uns et les autres sont condamnables en tant que poncifs. Il ferait mieux de ne pas s’ériger en gardien des valeurs progressistes. Elles ne sont pas plus indiscutables que les valeurs esthétiques.  

P. S. Dans ma prochaine note j'expliquerai en quel sens Aillagon pourrait être accusé (en tout cas moralement) de prise illégale d'intérêt et de prévarication.

(à suivre)



[1] On trouvera la démonstration de ce point dans le chapitre XII de mon livre Pour l’Art. Eclipse et renouveau intitulé « Les conditions de possibilité de tout discours sur l’art ».

23/09/2010

Pour éclaircir ma démarche

                Les idées que je défends dans ce blog, en réagissant le plus souvent à des faits d’actualité, suscitent parfois perplexité voire indignation même chez des lecteurs bien disposés a priori. Je porterais des jugements de valeur subjectifs, je prônerais le retour à un  académisme faisandé, on reconnaîtrait dans ma philosophie les stigmates de la réaction.

                Examinons le premier point. Il n’est pas interdit au critique d’exprimer les sentiments qu’éveille en lui une œuvre d’art. Si néanmoins il se veut théoricien et pas seulement poète, il doit expliciter ses critères et ses présupposés. Je l’ai fait dans mon livre Pour l’Art et dans de nombreux articles. J’admets, certes, que leur lecture n’est pas toujours facile, mais ceux qui fréquentent mon blog devraient au moins prendre garde au fait que je ne formule jamais de condamnation esthétique sur le prétendu « art contemporain ». La raison en est simple : il n’est pas de l’art au sens habituel du mot, celui qui s’applique à des productions remontant à des temps immémoriaux à savoir une activité créatrice de formes signifiantes et prégnantes, source d’émotion esthétique. Prenant délibérément le contrepied, point par point, de l’art tel que je viens de le définir, le non-art contemporain doit être ainsi désigné. Du coup il ne relève pas d’un jugement esthétique ni positif (évidemment) ni non plus négatif. .

                Ceux que cet argument n’a pas convaincus prétendent qu’en excluant l’art contemporain de l’art je porterais quand même un jugement de valeur, inadmissible à une époque relativiste comme la nôtre. Cette objection tient son apparence de validité de certains usages du mot « art » dans le langage courant qui le connotent positivement. Dire d’un objet qu’il est une œuvre d’art sous-entend qu’il est beau. C’est d’un « salut l’artiste » que je reconnaîtrai l’habileté sophistique de mes contradicteurs. Ils devraient pourtant savoir que tout ce qui appartient à l’art n’est pas réussi et, parmi les œuvres  à qui on reconnaît cette qualité, rares sont celles qui la possèdent au plus haut degré. Aucun discours critique ne serait possible sans de telles distinctions. C’est pourquoi j’entends ce mot art en un sens ontologique et axiologiquement neutre. Si l’on tient cette précision présente à l’esprit, on conviendra que mes propos sur le non art sont Wertfrei, dépourvus de jugements de valeur. Non que je considère ces derniers comme illégitimes (à l’instar de Max Weber),  mais parce que je n’en ai pas besoin pour clarifier ce problème.       

                On me rétorquera enfin que ma définition n’est après tout que la mienne. Il n’en est rien car je maintiens que formulée sans doute par moi elle n’en est pas moins la seule possible. Essayez donc de la réfuter. Vous n’arriverez pas à montrer qu’elle ne  couvre pas tout le défini et rien que le défini.

                Les tenants de « l’art contemporain » sont très attachés à cette désignation antiphrastique. Elle leur permet d’occuper la place de l’art et donc de le vampiriser. Rien d’étonnant à ce qu’ils tiennent une définition de l’art pour impossible. Ils en ont peur et la fuient comme les ténèbres fuient la lumière. Sans avoir lu Spinoza, ils savent instinctivement qu’omnis definitio est negatio. La définition de l’art nie l’art contemporain comme art et en délivre le concept : non-art.

                Aude de Kerros et Christine Sourgins ont pris l’habitude de se référer à ce qu’elles considèrent elles-mêmes comme non-art en écrivant et en prononçant AC. Je ne suis pas d’accord avec cet usage. Les sigles ont la même signification que les mots complets dont ils tiennent lieu. C’est pourquoi les professionnels du prétendu art contemporain se plaisent à user pour le désigner de la même abréviation en AC comme nous l’apprennent Danièle Granet et Catherine Lamour dans leur livre Grands et petits secret du monde de l’art (p 28). Or, accepter de parler d’art contemporain, c'est d’avance tout accorder aux adversaires de l’art authentique. En revanche, le terme « non-art » permet de tracer une nette ligne de démarcation tout en étant rigoureusement exact. 

(A suivre)